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dimanche 28 juillet 2013

Insectes

La nuit remue 
Henri Michaux 
C'est probablement dans le bateau qui, en 1928, l'emmenait d'Amsterdam à Guayaquil, en Équateur, qu'Henri Michaux écrit Notes de zoologie, ensemble de six textes dont fait partie celui que nous examinons ; d'abord publié dans la Revue nouvelle en avril 1929, cet ensemble sera ensuite inséré dans le recueil Mes propriétés, lequel deviendra lui-même la seconde partie d'un recueil plus vaste intitulé La nuit remue. Notes de zoologie restera le titre de l'un des six textes, et le nôtre, qui en était d'abord dépourvu, recevra le sien : Insectes.
Mes propriétés, c'est, bien sûr, l'occasion pour Michaux... la suite

mardi 25 juin 2013

Le Mollusque

Le Parti pris des choses
Francis Ponge

Entre 1928 et 1932, voici Francis Ponge face à un être mou ; lui qui déteste la mollesse va – entre autres travaux, bien sûr - consacrer un texte au mollusque qui figurera dans le Parti pris des choses. On verra que derrière ce Mollusque vont se profiler des réflexions sur le texte lui-même et sur son élaboration, sur l’art d’écrire, sur les rapports qu’entretiennent auteur, texte et lecteur, comme il est habituel avec Ponge. Mais si, comme on va le voir aussi, le mollusque n’est pas « un simple crachat », ce n’est pas non plus un simple prétexte : il s’agit bien, pour Ponge, d’évoquer cet être et d’en donner une image exacte.
La disposition typographique n’est pas laissée au hasard : ... la suite 

Les Henrouille

Voyage au bout de la nuit
Céline


Bardamu, après avoir erré au pays de la guerre, connu la moiteur africaine puis la frénésie américaine, a jeté l’ancre dans la banlieue parisienne : « Alors, j’ai été m’accrocher en banlieue, mon genre, à la Garenne-Rancy, dès qu’on sort de Paris, tout de suite après la Porte Brancion ».
Ce lieu imaginaire, dont le nom rappelle cependant celui de localités réelles (La Garenne-Colombes, Le Raincy), évoque aussi le rance, le ranci : tout un programme…
Devenu médecin, à grand peine, un médecin « bien doux, bien aimable, bien complaisant », au jugement de sa concierge, il est appelé chez les Henrouille, deux petits rentiers de soixante-six ans . Lui, qui a dû renoncer, comme le père de Céline, à être professeur, est un ancien petit clerc de notaire ; il a « 22 de tension » et pressent sa mort. Sa femme ne pressent rien mais souhaite secrètement obtenir de Bardamu, pour «  entreprendre de nouvelles économies », un certificat l’autorisant à mettre à l’hospice sa belle-mère, qui vit depuis vingt ans recluse dans une cabane, au fond du jardin.
Bardamu, l’exemple même de celui qui ne possède rien, va découvrir ici... la suite